La visite du Daikaku ji est l’une des plus riche que nous ayons faite. Tout d’abord par ce qu’il s’agit comme la plupart de temples d’un complexe étendu, où se mêlent jardins, temples, promenades et pagode. Mais aussi par les quelques découvertes que nous y faisons, avec notamment l’expression des jardins, la beauté des estampes, ou la finesse du mobilier.
D’un coté le lac, bordé par une étonnante pagode à seulement deux niveaux, de l’autre une série de bâtiment relié entre eux par un parcourt sur pilotis. On y parvient en franchissant une des ces grandes portes, ouvrant sur un jardins zen assez remarquable pour la forme quasi parfaite de l’arbre qui, seul, amène une touche végétale à l’ensemble.
Une des expressions qui me reste en tête est ce concept de faire entrer le jardin dans la maison. Il s’exprime ici de deux manières, d’abord par l’ouverture des pièces qui se fait par de grandes portes coulissantes qui ouvrent littéralement le bâtiment, puis par la forme de méandre que le jardins épouse entre les différents éléments du temple.
Les pièces sont ici très bien conservées, et on observe même quelques éléments de mobilier, ce qui est assez rare pour être souligné. Les estampes qui se dessinent sur les paravents cloisons et plaintes valent à elles seules le déplacement dans ce temple très agréable.
La promenade proposée par la série de passerelles qui relient les bâtiments permet de contempler quelques merveilles, allant du petit bout de jardin à la luxure d’un autel bouddhique. On y croise même quelques moines qui s’affèrent en silence. Une visite vivement recommandée !